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Monument historique restauré au XXème siècle
L’édifice est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques le 15 juin 1926. C’est le 27 octobre 1941 que certaines parties du château sont classées, dans les limites suivantes : "Les façades et toitures depuis l’escalier circulaire à l’Est, jusques et y compris la chapelle des Pénitents ainsi que les salles et cheminées de l’ancien donjon et l’escalier sur plan carré de l’aile Ouest".
Les premiers travaux de restauration connus sont réalisés à partir de 1943 par Jean Creuzot, Architecte en Chef des Monuments historiques (ACMH). Ils concernent la restauration des maçonneries et des menuiseries des façades orientées vers la cour principale, ainsi que de l’escalier sur plan carré de l’aile Ouest. Dans cette dernière partie, un tassement des maçonneries ayant été remarqué, les fondations sont consolidées. Une longrine en béton armé aurait alors été réalisée sous le mur d’échiffre.
En 1949, une seconde phase de travaux est entreprise : on procède à la restauration de la couverture en bardeaux de châtaignier de la tourelle pentagonale située à l’intersection des deux façades sur cour. Le 10 mai 1957, un dossier est déposé par l’ACMH Jean Creuzot, pour la remise en état des toitures des parties classées (reprise des charpentes, remplacement ou remaniage des couvertures en tuiles plates ou en bardeaux, pose de descente d’eaux pluviales, etc.) et des peintures intérieures. La réfection des maçonneries de la Chapelle et des souches de cheminées est également prévue dans le cadre de cette opération. Les vitraux de la Chapelle sont remplacés.
Parallèlement à ces travaux de restauration, l’aile Sud est prolongée par une annexe destinée à abriter les services de la Préfecture. Aucun document ne fait référence au détail de ces travaux ni au mode de raccord avec les parties existantes classées.
Jusqu’en 1959, les travaux de restauration se poursuivent avec, notamment, la restauration complète de l’escalier à vis de l’aile Sud et, dans la Chapelle, la mise en place de chaînages au niveau des arases et la réfection de la voûte en bardeaux de châtaignier.
Vers 1959, la grande salle du Conseil est construite à l’arrière de l’aile Ouest, selon les plans de Jean Creuzot. Elle est distribuée par l’escalier sur plan carré existant. Un autre escalier ‘de service’ est réalisé le long de la façade Nord de cette aile pour permettre l’accès à la Chapelle, transformée depuis en salle de réception. Ces travaux ne seront pas sans conséquence pour les parties existantes classées. Les ménagements de la structure, des charpentes, même s’ils s’intègrent parfaitement à l’ensemble, ont considérablement modifié l’ensemble de l’édifice.
A partir de 1986, enfin, l’ACMH Gabor Mester de Parajd réalise un dernier bâtiment orienté vers le Sud et la rue d’Ingres, en équerre par rapport à l’extension de 1957.
En dehors des travaux d’entretien ou d’aménagement réalisés par le SDAP de la Creuse ou par les services techniques du Conseil Général, les seuls travaux de restauration répertoriés depuis vingt cinq ans concernent la couverture des clochetons en 1996 et la reprise de l’enduit en partie inférieure de la façade Est en 1989. La charpente et la toiture des différentes ailes du bâtiment n’ont pas été touchées depuis 1959.
Comme on le voit, au cours du XXème siècle, l’organisation et l’aspect des bâtiments de l’ancien château des Comtes de la Marche se sont progressivement adaptés aux besoins de la Préfecture, puis du Conseil Général, pour en arriver à celle que nous leur connaissons aujourd’hui. Il ne s’agit donc pas, dans le cadre des travaux projetés, de remettre en cause le processus de réutilisation des espaces qui continue à avoir cours mais bien de permettre aux utilisateurs de poursuivre une utilisation des lieux dans le respect du patrimoine existant
