De « Jeantou » à « Jean Parizet », du maçon au lissier

Grâce à ces rééditions auxquelles le Département s’associe, l’an dernier, nous suivions le chemin du petit « Jeantou », maçon creusois jusqu’à Paris. Cette année, nous découvrons le monde de la Tapisserie au XVIe siècle et de ces jeunes apprentis, tel « Jean Parizet », dans ce nouvel ouvrage de Georges Nigremont, lancé hier soir, pour l’occasion, à la Cité de la Tapisserie.

De « Jeantou » à « Jean Parizet », du maçon au lissier

Quel lieu plus de circonstance, plus emblématique, que la Cité Internationale de la Tapisserie, pour lancer la réédition d’un ouvrage qui emporte le lecteur dans une intrigue poussant la porte des ateliers de tissage, parcourant les rues d’Aubusson, de La Terrade aux faubourgs, et dont le héros, Jean Parizet, est lissier.

Hier soir, c’est dans cet univers, dans cette histoire de la tapisserie intimement associée à celle de la France, à ses années de paix ou de guerre, à ses périodes heureuses ou tragiques, que nous a transportés « Jean Parizet, Tapissier d’Aubusson », de son auteur, Georges Nigremont*, alias Léa Védrine.

Autour de ses descendants, Patrick et Christiane Cabane, et de Robert Guinot, auteur de la préface de cette réédition, Laurent Daulny, vice-Président du Département en charge de la culture, a rappelé l’accompagnement qu’est celui du Département dans la réédition de ces ouvrages et de celui-ci en particulier.

Après « Jeantou, le maçon creusois » qui nous a conduits sur les traces des maçons creusois à Paris, l’an dernier, c’est au tour de « Jean Parizet, Tapissier d’Aubusson » de nous emmener dans cette France du XVIe siècle, dans cet Aubusson de la même époque, ville protestante, haut lieu de la tapisserie.

Un temps de lancement…un temps de dédicace aussi pour Robert Guinot…puis, désormais, un temps de plaisir et de découverte qui s’annonce pour les lecteurs…un roman à mettre dans sa valise pour l’été !

* Georges Nigremont (1895-1971), née Léa Vedrine, est issue d’une famille creusoise. Elle a partagé sa vie professionnelle entre l’écriture et l’enseignement.
Profondément attachée à sa terre d’origine, elle a pris pour nom d’écrivain, celui de la commune où son grand-père avait bâti une maison, une demeure où habitent toujours ses petits-enfants, Patrick et Christiane Cabane.
Son œuvre, d’abord destinée au jeune public, a été couronnée par plusieurs prix dont en 1937 le Prix de la Jeunesse, attribué à Jeantou, le maçon creusois.