Mois sans tabac, le Département s’engage

L’opération #Moissanstabac 2019, lancée début novembre par le Ministère des Solidarités et de la Santé a pris fin il y a quelques jours. A l’Unité Territoriale d’Action Sociale (UTAS) d’Aubusson, comme ailleurs, la prévention était de rigueur.

Mois sans tabac, le Département s'engage

Lorsque l’on franchit le pas de la porte de l’Utas d’Aubusson, difficile de ne pas remarquer l’affiche faisant référence à l’évènement national du « Mois sans Tabac ». Le message est clair : « En novembre, on arrête ensemble ».

Ici, durant le mois de novembre, comme tout au long de l’année, le personnel s’est mobilisé autour d’actions de prévention afin d’informer des risques encourus liés à la consommation de tabac.

A commencer par les professionnels de santé du service de Protection Maternelle et Infantile (PMI) qui ont accentué leurs conseils auprès du public qu’ils rencontrent habituellement, comme lors de consultations médicales des femmes enceintes, des visites à domicile des infirmières, des consultations de jeunes enfants, ou auprès des assistants maternels.

Muriel, infirmière au service PMI d’Aubusson, côtoie quotidiennement des familles confrontées au problème de tabagisme. A l’écoute des parents, elle apporte son regard médical sur la question et les accompagne à faire plus attention. « Au niveau des familles, on les sensibilise et les oriente. La plupart du temps, ils sont informés sur les risques. Mais l’addiction est telle, qu’ils n’ont pas envie d’arrêter. Alors, on les sensibilise, surtout lorsque l’on fait des visites à domicile. On leur demande de sortir dehors pour fumer, ou de se laver les mains avant d’être en contact avec les enfants ».

Pour Pierre, assistant social, l’opération « Mois sans tabac » n’est qu’un prétexte, une date butoir que l’on se donne pour arrêter de fumer. « La consommation de tabac, on peut l’aborder toute l’année dans pleins de cas », déclare le travailleur social. « Par exemple, pour le budget. On leur dit que s’ils n’ont pas les moyens, ils peuvent se tourner vers des cigarettes roulées. Mais souvent, la hausse du tabac motive les gens à arrêter ».

Des conseils donc, mais aussi une orientation appuyée, afin d’aider les personnes à limiter leur consommation, voire arrêter définitivement : « On peut aussi les orienter sur l’aide au sevrage ou tout autre aide qui existe pour arrêter de fumer », conclut Pierre.